Galette des rois : fête païenne, chrétienne et surtout familiale
Epiphanie oblige, découvrez la petite histoire de la galette des rois. Une information qui devrait vous être bien utile ce week-end. Régalez-vous.
Melchior, Gaspard et Balthazar apportant l'or, la myrrhe et l'encens à l'enfant Jésus, guidés par l'étoile du berger un 6 janvier... On connait tous cette histoire. Et c'est pourquoi l'on célèbre l'épiphanie, chaque année, à cette date. Mais que vient faire la galette dans tout ça ?
A l'origine d'une fête chrétienne, il y a bien souvent un rite païen. Et notre fameuse galette des rois viendrait, a priori, de là ! Après le solstice d'hiver, et lorsque les jours se mettent à rallonger, nos ancêtres avaient pour coutume de célébrer la manifestation de la Lumière et la promesse du retour des beaux jours. C'est à cette occasion que la galette a fait son apparition, rendant hommage, par sa forme et sa couleur, au soleil. La date de l'épiphanie correspond aussi à une autre fête païenne, les Saturnales, durant laquelle les Romains avaient le droit de faire ce qu'ils voulaient pendant sept jours. C'est d'ailleurs à eux que l'on doit la tradition de la fève. En effet, les soldats cachaient un haricot dans un morceau de pain afin de tirer au sort "un faux roi" parmi les prisonniers condamnés à mort. Le souverain éphémère n'était alors exécuté qu'après les festivités.
Aujourd'hui, l'épiphanie est surtout un moment convivial où l'on partage, en famille ou entre amis, une bonne galette des rois. Traditionnellement, le plus jeune se cache sous la table afin d'attribuer les parts aux invités. Gage d'impartialité, ou moyen de faire gagner les plus petits ?
Enfin, n'oubliez pas que c'est également le jour de l'épiphanie que l'on doit défaire son sapin de Noël. En attendant l'année prochaine.