L'après Hopper
L'exposition Hopper a fermé ses portes dimanche dernier au Grand Palais. Désormais, le calme est revenu après quatre mois d'intense activité.
Les Galeries nationales du Grand Palais ont retrouvé leur calme. Pas âme qui vive devant l'entrée du square Jean-Perrin, sur l'avenue du Général Eisenhower. Personne ne foule le gravier depuis des heures, priant silencieusement pour accéder aux salles d'exposition assez longtemps pour en profiter. Cela change du manège observé ces dernières semaines : une quasi permanente occupation des lieux par des dizaines de milliers de visiteurs qui ont ainsi vu la désormais célèbre rétrospective du peintre américain Edward Hopper. Pour les faire attendre, parfois sous la pluie et la neige pendant plusieurs heures, un clarinettiste se produisait même dans la longue file. Tout ça pour Hopper. Tout ça pour l'art, paraît-il.
Au final, ce sont 784.269 entrées qui ont été comptabilisées entre le 10 octobre et la fermeture définitive du 3 février. Après un prolongement et une ouverture en nocturne pour les tous derniers jours ! Un chiffre qui place cette exposition sur le podium des plus fréquentées depuis plus de quarante ans au Grand Palais. Juste derrière Monet et ses 913.064 visiteurs en 2011. Juste devant Picasso et ses 783.352 amateurs en 2009. Mais si l'on remonte un peu plus dans le temps, très loin de Toutankhamon qui en 1967 avait attiré en six mois plus d'1,2 millions de personnes juste en face, au Petit Palais.
A partir du 10 avril prochain, c'est l'exposition "Dynamo" qui ouvrira ses portes, jusqu'au 22 juillet. La présentation qui en est faite : comment les artistes ont traité "les notions de vision, d'espace et de lumière dans leurs œuvres". Le bouche à oreille fonctionnera-t-il aussi bien ? Les parisiens se diront-ils aussi que c'est "the place to be " ? Quitte à ne pas trop savoir parfois ce qu'ils viennent y faire ?