Le buzz: Véronique Genest, candidate aux législatives

Le buzz: Véronique Genest, candidate aux législatives

Après l'annulation par le Conseil Constitutionnel de l'élection législative dans la 8ème circonscription des français de l'étranger, le nouveau scrutin verra parmi ses candidats une personnalité bien connue du public : Véronique Genest. Après Olivier Minne, l'entrée en politique d'une nouvelle star du petit écran fait parler.

Quand son élection a été invalidée par le Conseil Constitutionnel le 15 février dernier pour problème de financement lors de sa campagne, Daphna Poznanski-Benhamou n'imaginait certainement pas que la course au siège vacant passerait par la petite lucarne. Du moins pas directement, mais par un des candidats à sa succession.

Le bruit a couru dans les rédactions dès lundi matin, après la réception d'une invitation à une conférence de presse jeudi 7 mars. Invitation du journaliste Jonathan-Simon Sellem, prétendant sans étiquette et de sa suppléante : Véronique Genest alias Julie Lescaut ! Le duo briguait donc la toute récente 8ème circonscription des Français de l'étranger, "Europe du Sud" qui regroupe Israël, la Turquie, la Grèce, Chypre, Malte, l'Italie, le Vatican et Saint-Marin.

Ni une ni deux, le web s'est emparé de l'information, les journaux comme les réseaux sociaux. C'est sur Twitter que Véronique Genest a d'abord confirmé sa candidature. Avant de se faire assaillir de questions, entre les raisons de son engagement et sa position sur l'échiquier politique. "Sans descendre les autres et sans se bouffer le nez", a commencé par répondre la comédienne, avant de préciser "Plutôt entre UDI et UMP".

Une affinité que Véronique Genest a précisé un peu plus tard sur RTL. "On s'est positionné sans étiquette en disant qu'on était plus un centre-droit. Avec envie en fait de faire une autre politique, une politique un peu de vérité", a-t-elle affirmé à l'antenne.

Si l'envie de se lancer la "titillait" selon ses propres mots, les internautes aux doigts qui les démangeaient n'ont pas hésité bien longtemps avant de se lâcher. "Poisson d'avril ? Ha non", lançait un certain Brelan sur le site du Parisien, pendant que sur celui de Libération, un autre Metredaicaule se fendait d'un ironique "Aucun diplôme exigé, aucune expérience demandée, aucune limite d'âge...Très bonne retraite vite gagnée, on travaille quand on veut, pas de patron. Rien de mieux !!! Bravo Julie !". L'amalgame avec le célèbre rôle de la commissaire qu'elle incarne depuis plus de vingt ans sur TF1 s'est d'ailleurs retrouvé dans plusieurs réactions. Non sans humour parfois comme avec ce tweet de Didier Porte : "Véronique Genest candidate à une législative partielle. Louis la brocante est sur les starting-block pour les cantonales". Ou encore celui de Tony Saint Laurent : "Véronique Genest candidate aux législatives ! C'est quoi la prochaine étape ? Roger Hanin au Sénat, Ingrid Chauvin à la Mairie de Paris ?"

Mais les messages n'ont pas tous été tendres avec la candidate suppléante. "On va bientôt regretter Nadine Morano", a écrit Fred Royer. Les commentaires se sont parfois fait plus insultants, voire agressifs. D'autres sont revenus sur une actualité plus ancienne mais qui risque bien de freiner la campagne électorale du duo qui s'annonce déjà difficile. "J'ai failli avaler mon pain au chocolat de travers", a ainsi lancé Nad In toujours sur Twitter. Il sera en effet difficile pour la comédienne de faire oublier ses propos sur l'islam tenus sur NRJ 12 en septembre dernier : "La phobie, c'est la peur. Donc peut-être que je suis islamophobe, comme beaucoup de français". Des déclarations qui n'étaient pas passées inaperçues et dont les internautes se souviennent.

Véronique Genest a eu beau expliquer ce virage politique dans de nombreux médias au cours de la journée, nombreux guettaient le faux-pas. "Depuis un an que je suis sur Twitter, je lis tout, j'aime beaucoup la politique en particulier et l'actualité en général […] J'ai un frère qui vit à l'étranger, la fille de mon mari navigue entre la France et Israël et moi-même je voyage", a-t-elle déclaré au Nouvel Observateur. Réponse de l'éditorialiste d'Europe 1 Olivier Duhamel : "Si cela suffit pour fonder une candidature, nombreux sont ceux qui devraient tenter leur chance".

Les détracteurs ont aussi été servis quand hier soir, invitée sur le plateau de C à Vous, Véronique Genest a lâché ce lapsus : "Je suis un étron libre...enfin un électron libre". De quoi faire rire encore plus la Toile qui a tout de même fait de cette prétention électorale un des sujets les plus commentés de ce lundi. De quoi faire s'inquiéter aussi ses supporters, car il y en a. "Elle va se faire bouffer toute crue, je ne sais pas si c'est bien sa place. Elle va se prendre une volée de bois verts de tous ces collègues biens pensants de gauche", écrivait notamment un prénommé Renaud sur un forum. Ou Marie-Claude qui demandait "Qu'elle ne se perde pas ! A chacun son métier". Ce à quoi la principale intéressée, qui ne s'est finalement pas dérobée face au déferlement qu'a suscité l'annonce de sa candidature, a répondu : "Ne vous inquiétez pas, je ne me perdrai pas".

Mais qu'on se le dise. Tout le monde aura beau en parler, le dernier mot reviendra à la mi-mai aux 146 000 électeurs de cette 8ème circonscription sur laquelle tous les regards vont désormais être braqués.

véronique genest candidate législatives réactions français étrangers islamophobe Jonathan-Simon Sellem