Le chameau de Hollande est passé à la casserole
Le cadeau qui avait été fait au président Hollande lors de sa venue à Tombouctou en février dernier a connu une triste fin. Confié à une famille malienne, le chameau a été mangé.
Le 2 février dernier, c’est un présent particulier qui était fait à François Hollande lors de sa visite au Mali, alors que les troupes françaises venaient de participer à la libération de Tombouctou. En "signe de reconnaissance" pour le lancement de l’opération Serval, les autorités locales avaient ainsi décidé d’offrir un chameau au président de la République. Un animal qui n’avait alors cessé de pousser des cris, blatérant avec force à l’approche du chef de l’Etat.
La scène si cocasse avait été relayée par de nombreux médias, l’animal devenant une quasi vedette et on se demandait bien ce que le président Hollande allait bien pouvoir en faire. Normalement, les cadeaux si encombrants trouvent leur place dans un zoo ce qui devait être le cas pour le chameau présidentiel, après formalités vétérinaires. Mais la suite de l’histoire est toute autre. Quinze jours après, une polémique éclate, relayée par le Daily Mail : l’animal offert aurait en réalité été volé à un paysan malien obligé de fuir les combats et qui vivrait depuis dans un camp de réfugiés. Une propriété bien difficile à prouver mais un peu embarrassante et qui avait déclenché de vives réactions dans le pays.
Finalement, c’est une autre option qui a donc été choisie par la diplomatie française : laisser le camélidé sur place, dans une famille. Mais ce que les services consulaires n’avaient peut-être pas imaginé, c’est que le chameau finirait…à la casserole ! Viande pour couscous, tajine, brochettes ou méchoui, le magazine Valeurs Actuelles qui a sorti l’information ne précise pas quel mode de cuisson a été choisi par ses nouveaux propriétaires.
Triste fin pour l’animal ! Un destin culinaire qui aurait en plus été annoncé en conseil des ministres par Jean-Yves Le Drian qui était chargé de donner régulièrement de ses nouvelles.
En février, pour remercier de ce cadeau hors norme, François Hollande avait affirmé en plaisantant qu’il s’en servirait "autant qu’il pourrait en moyen de transport". Dommage ! On aurait bien aimé le voir remonter les Champs Elysées sur le dos de l’animal pour le prochain 14 juillet. Décidément, sale période pour Hollande.