Licenciements par sms : quand les lâches vous lâchent

Licenciements par sms : quand les lâches vous lâchent

Des salariés d'une entreprise de Béthune ont appris qu'ils venaient de perdre leur travail...par texto. Une manière de faire très particulière.

Il paraît que c'est légal. Désormais, un simple message peut vous annoncer que ce n'est la peine de poursuivre votre journée de travail, que vous pouvez rentrer chez vous et surtout, que ce n'est pas la peine non plus de revenir le lendemain puisque votre société ferme ses portes. Mais s'il y a une jurisprudence récente de la Cour de Cassation, cette manière de faire laisse une impression assez désagréable.

Les employeurs, s'il n'est pas question de nier les difficultés qu'ils rencontrent et qui sont hélas parfois impossible à résoudre sans cesser l'activité, ont-ils un tel manque de considération pour leurs salariés ? Sérieusement, de qui se moque-t-on quand un patron n'a pas -le courage ? la décence ?- d'au moins tous les réunir pour leur annoncer la triste nouvelle. Qui peut croire que la décision de fermer a été si soudaine qu'il n'y avait pas d'autre choix que de faire au plus vite ?

Non, un sms, ou un mail qui annonce par exemple le non renouvellement d'un contrat, c'est plus facile. Mais c'est plus lâche aussi. Il y a ce sentiment, comme l'ont déclaré les malheureux employés du grossiste Discopar de Béthune, d'être jetés comme des malpropres. Faut-il en plus préciser qu'ils se retrouvent sur le carreau à dix jours de Noël ?

En vieux cons, on pourrait se dire que ce sont les progrès de la technologie qui nous ont mené là. Aujourd'hui, si les textos nous facilitent la vie, ils ne nous l'arrangent pas tout le temps. Tout y passe même le pire. On se jette comme des kleenex pour des histoires d'amour, désormais pour des emplois. Bientôt, ce sera sur Twitter, un statut Facebook ou mieux, une application qui permettra un "eject" général ?