Un ferry pour la Corse

Un ferry pour la Corse

Traverser la mer et toucher la terre pour les vacances... C'est toujours une aventure de prendre le bateau. L'excitation monte.

Le soleil se lève à peine. Tout est calme et paisible. La route est dégagée. Le bateau est en approche.

Mais comme à chaque fois, le réveil a été difficile et on n'est pas très en avance. Ça roule bien sur la Promenade des Anglais. Mais les Niçois sont matinaux. On n'est pas tout seul. Le port se cache derrière la pointe rocheuse. Au loin, le monstre des mers est en vue.

Les passagers les plus disciplinés sont déjà sagement rangés, bien alignés et prêts à embarquer. On sera dans les derniers à monter. Peu importe. On ne l'a pas loupé, cette fois-ci...

Dans quatre heures, on touchera la terre promise. La Corse. Enfin!

Sur le port, la sécurité s'active. À grand renfort de moulinets de bras, les agents effectuent une drôle de danse. On ne comprend d'ailleurs pas toujours où l'on est sensé aller. À droite? Non finalement, on suivra la file de gauche. La voiture de devant a mal indiqué sa taille. Équipé d'un mètre, on vérifie sa longueur. Un motard est arrêté, il est prié de remettre son casque. Ça file droit.

Une fois garé dans le ventre du paquebot, il est temps de regagner les ponts supérieurs. On n'a pas encore trouvé la meilleure place que le bateau vrombît. Ça bouge doucement. La manœuvre commence.

Assis à l'arrière, on regarde la côte s'éloigner. Les maisons se font de plus en plus petites. Au revoir le continent. À la semaine prochaine.
Après un petit déjeuner bien mérité, on part à la recherche de sa cabine. On va pouvoir finir sa nuit, bercé par les vagues. La traversée sera moins longue. Bâbord ou tribord? On ne se rappelle jamais... Numéros pairs d'un côté. Numéros impairs de l'autre. C'est bien plus simple.

Après un repos bien mérité, la fin du voyage arrive. Terre! Terre! Les vacances vont pouvoir commencer.