Virement de cuti pour la catho ?
A cinq jours de la nouvelle mobilisation nationale des anti-mariage pour tous, une célébration d'une fausse union entre deux hommes par Frigide Barjot sème le trouble...
"Tous nos voeux, mille baisers". C'est ce qu'écrivait le 13 juillet 2007 Virginie Merle-Tellenne, plus connue sous le pseudonyme Frigide Barjot, au bas d'un faux certificat de mariage entre deux hommes dont le conseiller régional Jean-Luc Romero. Une union fictive, "pour le meilleur et pour le rire, pour l'amour et l'humour", célébrée dans la boîte de nuit parisienne l'Etoile par celle-là même qui est depuis devenue la médiatique leader des opposants au mariage pour tous et à l'adoption par les couples homosexuels.
A quelques jours du grand rassemblement prévu le 13 janvier par les anti, voilà un sacré pavé dans la mare, abondamment commenté ces derniers jours. Pour se justifier sur ce "faux contrat", l'intéressée sur son site renvoie aux explications qu'elle donne dans le journal Libération. Pour Frigide Barjot, tout est à mettre sur le compte de la "fête". "C'était une soirée amusante et pastiche, a-t-elle ainsi déclaré au quotidien, tant que c'est de l’ordre de la fête il n’y a absolument aucun souci".
A l'heure où grâce aux réseaux sociaux tout se sait, voilà un outing dont se serait certainement bien passé celle qui mène la fronde et revendique sur Twitter que "prétendre égaliser une réalité humaine différente, c'est modifier l'être humain lui-même".
Et paraît-il que beaucoup dans son propre camp seraient désormais tentés de lui dire comme le polémiste Didier Porte sur le même réseau social: "Je pense à un truc...Frigide Barjot, ça la brancherait pas, la Russie ?".